Article · RSE · Pilotage

Un bon indicateur RSE, ce n'est pas celui qu'on publie. C'est celui qu'on pilote.

Par Raul NORIEGA · Consultant Finance & RSE — TESODE · Juillet 2025

Avec la montée en puissance de la CSRD, les entreprises collectent de plus en plus d'indicateurs extra-financiers. Mais une question revient sans cesse, posée à voix basse dans les comités de direction : à quoi servent-ils vraiment ?

Le constat : trop d'indicateurs déclaratifs, pas assez d'indicateurs activables

Trop souvent, les indicateurs RSE restent confinés dans des rapports à valeur déclarative. Ils sont produits une fois par an, présentés dans le rapport de durabilité, parfois publiés sur le site corporate — puis oubliés. Ils ne sont ni analysés, ni intégrés dans les outils de pilotage de la performance opérationnelle.

Le résultat : des données peu mobilisées, une équipe RSE qui s'épuise à les produire sans en voir l'usage, et une perte d'opportunités de transformation. L'effort de collecte n'est pas en cause — c'est l'usage qui fait défaut.

5 critères pour distinguer un bon indicateur RSE

Voici cinq critères simples qui font la différence entre un indicateur qui sert à rapporter et un indicateur qui sert à piloter.

Si personne ne s'en sent responsable,
il ne changera rien.

La méthode TESODE en 5 étapes

Chez TESODE, j'accompagne les entreprises pour transformer leurs indicateurs RSE en outils de pilotage utiles. La méthode tient en cinq actions structurantes :

1

Audit des indicateurs existants

Lesquels sont suivis, utilisés, compris ? Lesquels sont produits par habitude ou par contrainte ? Cartographie complète et état de l'art.

2

Simplification et priorisation

Mieux vaut 15 indicateurs activables que 50 illustratifs. On élague, on consolide, on garde ce qui produit de la décision.

3

Proposition de nouveaux indicateurs

Indicateurs alignés avec les enjeux issus de la double matérialité et avec la stratégie de performance globale. Ce qui manque autant que ce qu'on retire.

4

Clarification des responsabilités

Qui suit quoi, à quelle fréquence, avec quelles données, validé par qui ? Une matrice RACI claire évite les angles morts.

5

Intégration dans les outils de gestion

Tableaux de bord opérationnels, plans d'action, suivi budgétaire. L'indicateur RSE quitte son rapport pour entrer dans les revues mensuelles.

3 questions pour évaluer un indicateur RSE

Avant de garder un indicateur, posez-vous ces trois questions. Une seule réponse négative et il faut soit le supprimer, soit le retravailler.

1
Pouvez-vous nommer une décision concrète qui a été prise grâce à cet indicateur sur les 12 derniers mois ?

Si non, c'est qu'il sert au reporting, pas au pilotage.

2
Existe-t-il une personne identifiée qui se sent responsable de l'évolution de ce chiffre ?

Si non, l'indicateur n'aura pas de trajectoire, juste une valeur.

3
Le suivez-vous à une fréquence cohérente avec la dynamique du sujet ?

Un indicateur climat suivi une fois par an n'est pas un outil de pilotage — c'est une photo annuelle.

Et si vous profitiez d'un moment plus calme dans le calendrier pour poser un regard neuf sur vos indicateurs RSE ? Parce que la performance durable, ça se pilote.

Faire de vos indicateurs RSE de vrais leviers de pilotage

J'audite vos indicateurs existants, je vous aide à les simplifier, à clarifier les responsabilités et à les intégrer dans vos outils de gestion. Mission flash possible — souvent moins de 6 semaines.

Auditer mes indicateurs raul.noriega@tesode.com
RN
Raul NORIEGA

Consultant Finance & RSE, fondateur de TESODE. Spécialiste du pilotage de la performance globale, de l'audit d'indicateurs et de la mise en place de tableaux de bord intégrant les enjeux RSE.